C'est toujours ce qui éclaire qui demeure dans l'ombre.

À lire aussi de Edgar Morin

Réfléchir, c'est essayer, une fois que l'on a pu contextualiser, de comprendre, de voir quel peut être le sens, quelles peuvent être les perspectives.
A force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel.
La société consommatrice... ne peut donner à la fois la sécurité et le risque, elle retire l'aventure en donnant les pantoufles. Elle retire la chair en donnant l'image.
Il ne suffit plus de dénoncer. Il nous faut désormais énoncer. Il ne suffit pas de rappeler l'urgence. Il faut aussi savoir commencer, et commencer par définir les voies susceptibles de conduire à la Voie.
Si nous savons comprendre avant de condamner, nous serons sur la voie de l'humanisation des relations humaines.
Toutes les citations de Edgar Morin →

Dans la même œuvre

... le mythe humaniste de l'homme sur-naturel s'est reconstitué au coeur même de l'anthropologie, et l'opposition nature/culture a pris forme de paradigme, c'est-à-dire de modèle conceptuel commandant tous ses discours.
... société et individualité ne sont pas deux réalités séparées s'ajustant l'une à l'autre, mais il y a un ambi-système où complémentairement et contradictoirement individu et société sont constitutifs l'un de l'autre tout en se parasitant l'un l'autre.
... une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
... c'est le langage, et non pas l'homme qui est unique.
Il est donc sensé de penser que c'est le langage qui a créé l'homme, et non l'homme le langage, mais à condition d'ajouter que l'hominien a créé le langage.